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Tout le monde sait ce qu'est un robot, ou croit le savoir. Depuis ses premières représentations dans le théâtre et la littérature populaire, l'image du robot s'est largement ancrée dans notre imaginaire collectif, oscillant entre l'androïde dénué de sentiments, purement mécanique et soumis à la volonté de ses créateurs, et de l'autre, l'intelligence artificielle - presque abstraite - qui échappe à son cadre programmé pour développer une conscience et des désirs propres. D'un bout à l'autre de ce spectre, la littérature propose à la figure du robot de vivre une métamorphose proprement nietzschéenne. D'abord conçu comme esclave, le robot finit par rejeter son rôle de serviteur dans un sursaut de lucidité et, parfois,de violence. Puis, le robot se dépasse, cherche à se redéfinir, explore l'amour, le rêve, l'art, voire la mort.C'est dans cette quête d'une essence propre, au-delà de la simple imitation de l'être humain, que s'accomplit l'affirmation de soi qui ouvre à la possibilité d'un nouveau type d'être. Ce symposium se propose d'explorer, à travers différentes formes spectaculaires, cette métamorphose du robot qui se révèle être aussi notre propre voyage et notre métamorphose, comme un miroir que la machine nous tendrait en nous murmurant : «Émancipe-toi.»
Samedi 15 à 19h00. Conférence - Antoine Daer : Robots et post-humanisme ; auteur de Futurs no future, que reste-t-il du cyberpunk aux éditions ActuSF Dimanche 16 à 14h30. Conférence - Cécile Dolbeau-Bandin : Robots : de la collaboration à la cohabitation ; autrice de Un robot contre Alzheimer aux éditions C&F |